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mardi 17 mai 2011

la parole à...


Oscar, saumon en Alaska : "Je viens de me remonter deux mille kilomètres à contre-courant (dont huit cascades de trois mètres environ à sauter !), mais croyez-moi, ça en valait rudement la peine, de revenir à la source. Quelle fraîcheur, quelle eau incomparable, je me sens tellement en vie ! Il se raconte chez nous que l'humain, animal indolent, roseau trop pensant, a perdu la boussole, cela m'inquiète..."


vendredi 11 février 2011

mise à jour de votre conte !

Reçu ce matin parmi les spams un message de La Caisse d'épargne. L'intitulé était garni de points d'exclamation : mise à jour de votre compte !!! Grossière erreur. L'émotion du spamer aura pris le dessus, laissant moins de chance à cette escroquerie bancaire. C'en était presque touchant. A moins que la gestion de mon compte n'ait été reprise par un vrai écureuil au cœur battant, ce qui est très courant dans le milieu des contes.

mardi 8 février 2011

un matin au bord de la mer

Les chats aussi s'intéressent aux étoiles , et pourquoi non ?
Ils les voient même de jour, na na nère !

lundi 29 mars 2010

scier la vieille branche sur laquelle on est assis

Les gorilles pourraient avoir disparu d'ici une quinzaine d'années si rien n'est fait pour les protéger du braconnage et du trafic illégal, et pour enrayer la dégradation de leur habitat. (Le Monde du 26 mars 2010). Difficile de tordre le coup à cette réalité-là par une pirouette poétique ou drôlatique, en mélangeant les mots, pouf pouf, on recommence. À tant d'autres réalités, également, mais je ne sais pourquoi, cette disparition de nos cousins sent le roussi pour nous. La minute n'est plus à la rigolade, ni à la rigoletterie (joli mot déposé dans un commentaire sur ce blog). Demain, peut-être, on rira encore.

vendredi 26 mars 2010

chômage chez les chiens aussi

Je ne sais pas exactement si les chiens appréciaient ce petit job de derrière les fagots, ou plutôt de devant la charrette, mais toujours est-il qu'ils n'ont plus grand chose à faire de nos jours les chiens, à part chien de policier à ma connaissance : une carrière à défaut de cariole. Combien de petits métiers à l'allure pépère perdus ! En cas de stress, il suffisait de caresser le museau de son coéquipier pour se sentir régéneré, ce qui ne doit guère se pratiquer entre traders.

lundi 8 février 2010

journée d'hiver sans poissons dans les arbres

Ce jour là, rien à l’extérieur ne donnait envie d’y glisser l’ombre du bout d’une patte. Pas plus d’oiseaux dans le ciel que de poissons dans les arbres, un vent qui vous prenait à rebrousse poil et tentait de s’infiltrer sournoisement sous la porte, des souris en état d’hibernation et du coup pas très joueuses, non vraiment, il était clair qu’il vaudrait mieux rester allongé sur le canapé, bien emmitouflé dans son manteau de fourrure. Est-ce que quelqu’un aurait seulement la gentillesse de mettre un peu de Chopin, ballades ou nocturnes, mais pas Polonaises ?

mercredi 13 janvier 2010

survoler le sens des mots

Il existe un papillon qui se nomme : Azuré du baguenaudier. J'ai cru que c'était une sorte de dandy dilettante, à cause de son nom. Je lui dois de plates excuses. Le baguenaudier est une plante qui joue à faire la haie entre les maisons, et qui sert de maison à l'Azuré. Quel rapport avec le verbe baguenauder ? Les plus érudits lèvent la main et répondent : "La baguenaude est le fruit du baguenaudier. C'est une espèce de gousse en forme de petite vessie pleine d’air et qui éclate avec bruit lorsqu’on la presse entre les doigts." Bravo, vous pouvez vous rasseoir. J'ouvre le dictionnaire : baguenauder signifie : s’amuser à des choses vaines et frivoles comme les enfants qui font claquer les baguenaudes en les crevant. Le dictionnaire se permet de ces jugements péremptoires sur ce qui est vain et frivole qui sont proprement ébouriffants et qui donnent des envies de révolution.

mercredi 23 décembre 2009

embrasser le museau

C'est l'image même de l'humilité et de la résignation. Mais avez-vous jamais embrassé le museau de l'un de ces petits ânes ? Leur regard est insondable. Sous leur crâne frisottant circulent des grandes idées de philosophe, beaucoup d'hilarité, de la sauvagerie refoulée et quelque chose d'étrangement fraternel qui les fait cligner de l'oeil, sourire.
Blaise Cendras : Le lotissement du ciel.

jeudi 22 octobre 2009

les ailes : en avoir ou pas, et jusqu'où ?

Percevez-vous ces battements d'ailes au-dessus de nos têtes ? Les voilà qui passent, en lignes ou tourbillons. Je vais monter voir de plus près, d'abord sur la terrasse au-dessus de la maison, tout en haut, là où s'arrêtent les marches de l'escalier, et puis... hop ! Quel vertige mes ami(e)s ! Depuis les terres baignées de soleil bientôt je vous envoie quelques cygnes... pardon : quelques signes.