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dimanche 1 mai 2011

oui, mais pourquoi les couper ?

Aujourd'hui jour de deuil chez les muguets...

Ne pourrions-nous pas plutôt trouver quelque rituel au pied des jolies clochettes, plutôt que de les couper, et les laisser agoniser dans notre étroite et insensible propriété ? [j'ai piqué la photo pour la repiquer ici]

dimanche 14 novembre 2010

mauvais temps pour la pluie

Encore une fois entendre la radio annoncer un mauvais temps pour la journée. J'éteins le poste. S'élève une chanson douce, un mouvement qui joue piano ses gouttes d'eau... Enfants, venez voir, il tombe quelque chose du ciel ! Dans le jardin, les fleurs avaient si soif. Sur la fenêtre la pluie ruisselle. Mais qui joue de ce violoncelle ? Ouvrez les yeux, les oreilles, le coeur et les parapluies ! Fichtre, comme le siècle et les médias manquent de joie et de poésie.

lundi 19 juillet 2010

le long de la route

Au début, c'est un alignement dont les têtes au bout des tiges droites se dressent fièrement vers le soleil, puis les voilà comme un peuple en débâcle, et on s'arrêterait volontiers pour en faire monter le plus possible dans la voiture. Venez, je vous donnerai un peu d'eau dans le creux de mes mains.

dimanche 16 mai 2010

le soleil sinon rien

Ça y est, toute la smala est repartie. Me reste le bouquet de tournesols offert par oncle Martin, qui sait combien j’aime ces fleurs qui se tournent résolument vers le soleil. J’ai posé le vase sur la table de la cuisine. C’est un peu la pagaille dans le bouquet parce qu’outre le plafonnier, il y a deux autres sources de lumière dans la pièce. Pour un tournesol, ça décoiffe. Est-ce que les tournesols qui penchent la tête vers le bas sont ceux qui ne se laissent pas berner par la lumière artificielle ? Pas bien malin d'être puriste en se disant Le soleil sinon rien ! quand on n’a pas les jambes pour courir après.

mercredi 5 mai 2010

le 5 mai, fais ce qu'il me plaît

Estampe d'Hasui Kawase


Ce jour là, la température avait chuté brutalement, et aux flocons de neige inattendus dans un léger brouillard matinal se mêlèrent les pétales des fleurs des cerisiers voisins. C’est pourtant le printemps ! criai-je dépitée. Une ondulation parcourut la surface du lac : je vis fondre dans l'eau les flocons de neige. Le lac ne présenta plus alors à ma vue que les seuls délicats pétales, comme des milliers de petites barques en attente.

dimanche 2 mai 2010

nos amis les humains


Les humains ont carte blanche sur la terre, ils font à peu près tout ce qui leur passe par la tête.
Certains s'étripent horriblement, d'autres font des pirouettes évanescentes en collants flutés : l'une comme l'autre de ces activités me laisse perplexe, mais je préfèrerais nettement que nous n'eussions inventé que ces batailles de gracieusetés. Oups, chassez mon ami Charles Fourier, il revient au galop !
Qui peut dire, sinon quelques esprits chagrins, que cette musique ne fait pas danser le coeur ?

mercredi 14 avril 2010

ne pas toujours écouter les fleurs

Le problème quand on a une si jolie robe c'est que les fleurs se jettent sur vous et ne vous lâchent plus que vous ne vous soyiez noyée dans la rivière pour étancher leur soif . Ma petite Ophélie, n'aviez-vous pas ce matin dans votre garde robe plutôt quelque vieux tablier de grosse toile à faire fuir le liseron et l'agapanthe ? Les temps changent petite Phélie, réfléchissez encore : au sondage To be or not to be, la plupart ont dit que la vie l'emporte. And you know what a difference a day made ?

mercredi 24 mars 2010

une phrase tournesol

Dans les livres, il y a parfois de ces petits bouts de phrases sur lesquels on tombe à l’improviste et qu’on a envie d’essaimer tant ils semblent nous orienter vers le soleil. Ainsi, faire en sorte qu’autrui soit toujours celui que nous avons à découvrir serait en quelque sorte à apprendre par cœur, un humus pour une humeur au terreau fertilisant. Pourquoi n’apprend-on pas dès le plus jeune âge ce qui, bien plus qu’une morale, est une enthousiasmante invitation à un bienvaillant respect de l'autre ? Tant il est vrai que nous sommes nous mêmes déjà celui ou celle que nous avons à découvrir.
Celui que nous avons à découvrir est un petit bout de phrase extrait d'En cas d'amour, d'Anne Dufourmantelle (Payot)

lundi 15 mars 2010

incroyables choses très ordinaires

Comment se fait-il que nous prêtions réellement si peu d'attention à toutes ces choses que nous avons sous les yeux ? J'ai choisi ces fleurs bleues, mais j'avais le choix entre des milliers d'autres choses, papillons ou poissons, feuilles ou nuages, toutes aussi incroyables pour peu qu'on s'y attarde un instant. Je vois bien qu'il faut que je vous les mette sous le nez, sous le mien également (je fais partie du lot humain), pour que soudain... mais c'est trop de beauté inexplicable, nous serions tétanisés et improductifs si nous nous rendions vraiment vraiment compte. Vite, nous divertir de tout cela !