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samedi 24 novembre 2012
avec mon pied
Quand j'ai vu ce garçonnet qui marchait d'une drôle de façon, j'ai repensé au nombre de fois où je marchai en essayant d'écrire le mot "p i a n o" avec mon pied droit.
Je croyais qu'à force de l'écrire d'une encre invisible sur le sol, j'allais finir par obtenir ce fichu instrument. Je persévérai longtemps et un jour, comme une bonne occasion se présentait, ma mère m'offrit un piano. Hélas, c'était un vieux bastringue, et je regrettai de ne pas avoir précisé avec mon pied "p i a n o a c c o r d é". On n'est jamais assez précis dans ses rêves. De toute façon, je ne crois pas avoir été assez motivée par l'étude musicale, et il me suffisait de me rêver en robe de mousseline blanche, égrenant quelques notes susceptibles de faire illusion. Quoi d'autre quand on a commencé par écrire ses rêves dans l'air ? (photo prise là)
mardi 26 juillet 2011
que faire dans un mètre carré ?
Le schéma ci-joint va vous permettre d'apprendre les pas de base de la salsa. Oui, vos pieds sont loin de votre tête, mais nous n'y pouvons rien. Si vous êtes sujet au vertige, n'insistez pas. Pour faciliter vos débuts, portez une chaussure blanche et une chaussure noire, comme indiqué. Ne mettez pas de musique, vous pourriez déborder. Vous voyez, il n'est pas nécessaire de disposer de grands espaces pour vivre de grandes aventures...
lundi 19 octobre 2009
de la terre au ciel, aller et retour
C'était facile pour nous à l'époque d'aller de la terre au ciel, de placer nos petits pieds dans les cases, dans la logique rassurante des chiffres. De la terre au ciel, un seul chemin possible, on n'aurait pas osé en inventer d'autres, même pas remplacer les chiffres par des lettres, ou des fleurs, ou des têtes à Toto... On n'osait pas non plus penser au 8 qui, couché, ouvrait la porte de l'infini. Je ne me souviens plus des règles exactes de la marelle, mais bien des sensations physiques : équilibre sur un pied, assurance sur les deux, une impression de légèreté à pouvoir toucher les nuages, puis tout aussitôt celle de peser quinze tonnes à s'enfoncer dans le goudron. Au ciel, on était content d'arriver, mais on y était décidemment trop seul. Regagner la terre, c'était retrouver toute la bande et se sentir juste un peu fier d'avoir réussi à parcourir tout ce chemin, fut-ce en clopinant.
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