Affichage des articles dont le libellé est chemin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chemin. Afficher tous les articles

vendredi 18 janvier 2013

chemin faisant



                                            Sur le trottoir ce matin à mes pieds
                                            la nuit a déposé les étoiles et la voie lactée,
                                            jeté en vrac astres et planètes
                                            tout de là haut y compris les comètes





samedi 27 novembre 2010

dialogue et conversation

"Car finalement, si deux personnes entrent dans un dialogue et en sortent inchangées, on peut se demander si le "dialogue" en question n'était pas en réalité qu'une simple conversation, intéressante peut-être pendant un certain temps, mais qui a finalement laissé tout le monde indemne. Non le fruit naturel, pour ainsi dire, d'un dialogue authentique est la conversion (...) il s'agit de cette conversion intérieure qui permet à l'autre d'aller plus loin dans sa propre démarche spirituelle." [Dennis Gira, in Jésus Bouddha. Bayard 2006]. Un chemin n'est en effet pas une ligne droite, sinon c'est une autoroute. C'est triste les autoroutes, on ne voit rien du paysage et leur monotonie engourdit.

samedi 17 avril 2010

jours gris et tapis rouge

J'étais un peu perdue ce matin quand le hasard porta mes pas dans un bric à brac : des pas simples, sur un chemin de petits cailloux ; personne n'avait songé pour m'orienter à dérouler le moindre tapis sous les frondaisons. Je déambulais donc au petit bonheur la chance dans ce musée à ciel ouvert du rebut du quotidien, salon du pêle-mêle, proposant sa sélection de lassitudes, lorsque Marabout Flash émergea d'un tas de livres emmêlés au fond d'un carton épuisé. Je partage ici avec vous mes ami(e)s l'annonce d'un chemin tout droit tracé vers le bonheur.

lundi 19 octobre 2009

de la terre au ciel, aller et retour

C'était facile pour nous à l'époque d'aller de la terre au ciel, de placer nos petits pieds dans les cases, dans la logique rassurante des chiffres. De la terre au ciel, un seul chemin possible, on n'aurait pas osé en inventer d'autres, même pas remplacer les chiffres par des lettres, ou des fleurs, ou des têtes à Toto... On n'osait pas non plus penser au 8 qui, couché, ouvrait la porte de l'infini. Je ne me souviens plus des règles exactes de la marelle, mais bien des sensations physiques : équilibre sur un pied, assurance sur les deux, une impression de légèreté à pouvoir toucher les nuages, puis tout aussitôt celle de peser quinze tonnes à s'enfoncer dans le goudron. Au ciel, on était content d'arriver, mais on y était décidemment trop seul. Regagner la terre, c'était retrouver toute la bande et se sentir juste un peu fier d'avoir réussi à parcourir tout ce chemin, fut-ce en clopinant.