jeudi 29 décembre 2011

happy new year

je vous laisse la musique pendant mon absence
et le whisky qui est dans le bas du placard
et les chocolats on the table

mardi 27 décembre 2011

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Quelque part sur le trajet du Big Bang en pleine expansion, Loïs constata, à l'instant de manger son yaourt, qu'il avait oublié de racheter du sucre, et il se sentit, malgré le soleil qui s'était introduit dans la cuisine et qui lui caressait la main, profondément triste.
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lundi 26 décembre 2011

la parole à...


... BB, the Big Bang : "Je suis un peu vieux jeu sans doute, mais prenez le temps de venir me voir, plus de 3 minutes. Comprenez-moi bien : je fais les choses de tout mon cœur ! Tenez par exemple, si vous me retournez, je fais même un joli sapin de Noël."


samedi 24 décembre 2011

plus vite chauffeur


Étrange, de considérer le temps d'apprendre comme perdu, et celui de se perdre comme insoutenable. C'est un peu comme de penser qu'une promenade consiste à être arrivé le plus vite possible. C'est pourtant là, sur le chemin, que des mystères s'apprivoisent, et que d'autres se révèlent, pas à pas.

Il doit y avoir un kit de perfusion livré avec le livre, qui s'installe en trois minutes. Après quoi vous appuyez sur votre nez, et la théorie du big bang sort de votre bouche. Ça fait rudement envie.

Dans la même collection : les théories philosophiques, religieuses, économiques...

jeudi 22 décembre 2011

tenir à deux mains

l'autre jour, à la radio, quelqu'un disait qu'on ne parle plus de travail ni de métiers mais d'emploi ; on est désormais employé, on ne sait pas exactement ce qu'on fait, il faut être polyvalent, faire vite, toujours plus vite. On ne scie plus les grosses pierres sur le trottoir, doucement et longtemps, assis sur sa chaise, une petite clope au bec.
Vas-y Eugène, prends-la ta photo, qu'on puisse avec s'envoyer de bons baisers, et viens vite boire un coup, c'est l'heure de la pause. Mais pas longtemps hein, je voudrais finir ma pierre avant ce soir, parce que je préfèrerais pas, comme dit mon copain Bartleby, avoir à ramener du travail à la maison.
(source carte postale)


mercredi 21 décembre 2011

ce qu'ils se disent

j'ai entendu, dans la pièce à côté, mon mari parler à l'oiseau : nous venions en effet de recueillir un bébé pigeon qui se blottissait obstinément sur le pas de notre porte depuis plusieurs heures, tentant de se mettre à l'abri du vent froid et de toutes sortes d'hostilités ; alors, nous l'avons installé au chaud dans un carton garni de tissu, avec une tasse d'eau et un bol de graines. Je n'ai pas entendu distinctement ce que lui disait mon mari, ce n'est pas important ; ce qui l'est, c'est qu'il sache parler aux oiseaux, et que ses paroles caressent l'air comme un duvet.

mardi 20 décembre 2011

cueilli, recueilli

invitée à une promenade, je cueillis cette fleur en chemin dans la forêt d'Illioutoubhe, la voici maintenant sur la table du salon, et moi dans le fauteuil (hors champ), la regardant

jeudi 15 décembre 2011

entretien avec Stéphane Clément

le journaliste : bonjour Stéphane, merci d’être venu jusqu’ici. Pouvez-vous vous présenter pour tous ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?
Stéphane Clément : bonjour. J’ai été pressenti pour être le personnage principal d’un roman qui serait écrit par Catherine Ternaux.
le journaliste : qui serait ? C’est donc incertain ?
Stéphane Clément : vous dites juste. Je n’ai même pas encore donné mon accord.
le journaliste : mais… cela vous tente-t-il ? Des aventures incroyables en perspective ?
Stéphane Clément : cela me tente, mais ça dépend des jours, si je suis plus ou moins en forme. De l’aventure, oui ! Je suis embauché dans un restaurant. Enfin, si mon pantalon veut bien pousser encore un peu.
le journaliste : merci Stéphane, je ne vais pas abuser, je vois que vous commencez à retomber dans le néant. A bientôt alors… peut-être...

dimanche 11 décembre 2011

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***********La paix règne dans l'étrave bouillonnante


***********Un matin d'hiver, je sentis combien cette terre
***********avance en roulant. Un souffle d'air
***********venu des tréfonds crépitait
***********aux murs de la maison.

***********Baignée par le mouvement : la tente du silence.
***********Et le gouvernail secret d'une nuée d'oiseaux migrateurs.
***********Le trémolo des instruments
***********cachés montait

***********de l'ombre de l'hiver. Comme lorsque nous voici
***********sous le grand tilleul de l'été, avec le vrombissement
***********de dizaines de milliers
***********d'ailes d'insectes au-dessus de nous.


********************************************Tomas Tranströmer


jeudi 8 décembre 2011

mais où suis-je ?

"Dix milliards de fois la masse du Soleil. C'est approximativement le gabarit de deux trous noirs géants, les plus massifs jamais découverts jusqu'à présent dans notre coin d'Univers. L'annonce en a été faite par un article publié dans la revue Nature, mercredi 7 décembre. Ces monstres cosmiques, qui battent largement le précédent record (6,3 milliards de masses solaires), résident chacun au centre d'une galaxie elliptique. La première, nommée NGC 3842, est la plus brillante d'un amas de galaxies situé à 320 millions d'années-lumière de nous, dans la constellation du Lion. Un peu plus lointaine, la seconde, NGC 4889, siège dans la constellation de la Chevelure de Bérénice, à 336 millions d'années-lumière. La masse du Soleil étant de 2 milliards de milliards de milliards de tonnes, ces trous noirs supermassifs, comme les appellent les astronomes, font donc environ 20 milliards de milliards de milliards de milliards de tonnes..." la suite de l'article sur lemonde.fr



Tout cela est bien trop ébourrifant, je crois que je vais m'ouvrir une petite bouteille...



(Crédit image : vue d'artiste réalisée par Lynette Cook - Gemini Observatory/AURA.)






jeudi 1 décembre 2011

mon lot m'attend


Parmi les quelques spams que je reçois chaque jour dans ma boite mail, revient régulièrement ce message:
votre lot vous attend
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Au début je n'y prêtais pas garde, mais la répétition a fini par jeter un trouble en moi.
On ne peut pas indéfiniment penser à une cafetière Espresso ou à un fer à vapeur Rowita, et en réalité même pas cinq minutes.
Ne veulent-ils pas parler d'autre chose ?