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lundi 27 février 2012

la parole à...

Hortense, lunette double foyer sur le nez de Catherine : "Je fais sans cesse le point sur la situation, mais je sens bien qu'on ne me fait pas confiance. Pourtant je suis ajustée très correctement, j'en ai les preuves, une ordonnance, comme au temps des rois. Elle pourrait donc faire profil bas au lieu de raconter que je fabrique des trucs qui n'existent pas. Qu'elle faiseuse d'histoires ! Franchement, je voudrais bien qu'elle m'oublie quelque part et qu'elle se cogne le nez. "

samedi 25 février 2012

les nouveaux contours de la réalité


Les lunettes sont arrivées : j'y vois beaucoup plus net, à condition de mettre la réalité à bonne distance. En fait c'est même trop net, et il m'est impossible désormais de croire à la réalité à cause de ces lunettes. Les choses ne m'ont jamais parues aussi irréelles, une illusion totale, un truc fabriqué par des lunettes. Il m'apparaît clairement, grâce à ces lunettes, que la réalité n'a pas de contours. Cela est très comique.


jeudi 22 juillet 2010

vertigo ergo sum

Crois seulement ce que tes yeux voient
Et tes oreilles entendent !

Ne crois même pas ce que tes yeux voient,

Et tes oreilles entendent !

Sache aussi que ne pas croire quelque chose,

C’est croire autre chose !


Bertolt Brecht : Poèmes, tome 8, page 105 (L’Arche)

Le nombre des choses intelligentes et belles que l’humain peut penser est-il donc infini ? Bien sûr, le nombre de bêtises est lui aussi incommensurable.
Mais j’ai l’esprit tournesol.
La terre tourne, donc vertigo :
une façon d'être, forcément un peu
bouleversante.


samedi 15 mai 2010

remerciements de tante Margarette

Mon appel n'aura pas été inutile, Tante Margarette a enfin récupéré ses lunettes. Il était temps ! Un peu plus, elle devait faire une croix sur la croisette. Du coup, elle repart ce jour : branle-bas de combat. Pourvu qu'elle n'oublie pas encore quelque chose... Ah oui, où étaient ses lunettes ? C'est Gladiator le labrador des voisins qui les avait emportées dans sa niche. Elles y seraient encore si le propriétaire de la jolie villa Le ciel au-dessus de la rue (dans le quartier, comme vous voyez, on n'hésite pas sur le nom des maisons) n'avait décidé de faire un sacré ménage de printemps dans la propriété du molosse. Bon sang, quel week-end !