Est-ce ma faute si, à ma naissance une fée, vexée de n’avoir pas été invitée à ma présentation, lança cette malédiction sur mon berceau : chaque jour, passé minuit, ses forces l’abandonneront et elle tombera dans un état léthargique ? Heureusement, une autre fée, arrivée juste après, put atténuer cette malédiction : sauf si la musique est bonne et qu’elle danse, ajouta-t-elle en faisant pirouetter sa baguette magique au-dessus de mon nez.
C’est comme ça, les fées,
et on n’y peut rien.
[tableau de Sophie Gengembre Anderson]