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mardi 19 février 2013

un chemin dans celle-ci




"La raison pour laquelle on vous présente les enseignements, est pour vous obliger à travailler davantage pour vous plonger encore plus dans la confusion. Alors, c'est à vous de vous ouvrir un chemin dans celle-ci. Les enseignements vous encouragent à trouver le tremplin le plus proche de vous, qui est en l'occurrence la confusion". [Chögyam Trungpa]














lundi 17 janvier 2011

sans commencement ni fin

"La vision dont je parle naît d'un état d'esprit sans commencement ni fin. Elle est très présente, dans l'instant. On pourrait l'appeler première-meilleure pensée. Dans ces moments-là, il n'y a pas de lutte (...) La première pensée n'a pas le bavardage mental comme point d'origine, elle vient de ce moment qui précède le discours intérieur. Elle est antérieure à toute pensée. Autrement dit, la fraîcheur est toujours possible. Les névroses ne contaminent pas sans cesse l'esprit." [Chögyam Trungpa : Dharma et créativité. - Trédaniel, 1999]
"Ce que le bouddhisme a vraiment à apprendre au psychologue occidental, c’est de savoir comment se relier plus étroitement à sa propre expérience et à la fraîcheur, à l’entièreté et à l’immédiateté de cette expérience." [photo et seconde citation prises là]

vendredi 14 janvier 2011

là où puiser, là d'où ça pousse

"La méditation est l'exercice qui permet de s'enraciner dans un état d'être, dans un état de conscience au-delà de la pensée et des émotions".
Il reste encore quelques jours pour écouter Roland Reche parlant, dans l'émission Les racines du ciel sur France Culture, de la pratique du zen et de la quête du sens de la vie.

lundi 3 janvier 2011

laisser entrer l'immensité dans le coeur

"Normalement, nous limitons la signification de nos perceptions. La nourriture est associée au fait de manger ; la poussière nous rappelle qu'il faut faire le ménage (...) Autrement dit, nous faisons entrer tout ce que nous voyons dans un moule commode et familier. Nous excluons de notre coeur toute l'immensité de la perception, toute possibilité d'une perception plus profonde, en restant figés dans notre propre interprétation des phénomènes. Pourtant, il est possible d'aller au-delà de l'interprétation personnelle, de laisser entrer l'immensité dans notre coeur par le véhicule de la perception". [Chögyam Trungpa : Shambala]
Le guerrier évoqué dans ce livre est celui qui, par la pratique de la méditation, garde son coeur large ouvert, celui dont l'héroïsme consiste à se désarmer totalement face au monde. À moi comte, deux mots : toucher, lâcher.

jeudi 30 décembre 2010

de cette sensation d'engourdissement

"Peut-être le monde nous intéressait-il lorsque nous étions enfants, mais nos parents nous ont appris comment nous y prendre. Ils avaient déjà mis au point un système pour vivre dans le monde et s'en protéger à la fois. À mesure que nous avons accepté le système nous avons perdu contact avec le monde. Nous avons perdu, il y a bien longtemps, la fraîcheur et la curiosité propres à l'enfance. Et maintenant, même si le monde est rempli d'une foule de choses, nous nous rendons compte que notre façon d'entrer en communication avec lui est quelque peu figée. La vue, l'ouïe, tous nos sens sont engourdis. Un peu comme si nous avions été drogués. La réalité du monde — l'éclat du rouge, la lumière du turquoise, la majesté du jaune et la force superbe du vert — n' a pas été vue comme il faut. Nous avons été endoctrinés ou nous nous sommes endoctrinés nous-mêmes. Cela a produit un engourdissement et, par conséquent, on ne perçoit pas le monde correctement."

mardi 19 octobre 2010

au creux de votre oreille


Matthieu Ricard était l'invité d'Hors Champ, l'émission de Laure Adler sur France Culture le 18 octobre 2010. La technologie est magique : grâce à elle, les paroles de Matthieu peuvent se glisser dans votre oreille en cliquant ici. Moine bouddhiste, Matthieu Ricard est aussi photographe. Il donne un éclairage sur le monde. À celles et ceux qui sont assez sages (laissé à mon appréciation), j'envoie les paroles de Matthieu recueillies dans un petit disque plat de couleur argenté avec un trou noir au milieu (une méthode secrète qui m'a été enseignée par des lutins dans la forêt)

mardi 17 août 2010

difficile métamorphose du ver à soi

"La validation de l'existence de soi est notre préoccupation majeure : pratiquement tous nos actes, pensées ou possessions, y compris notre voie spirituelle, servent à confirmer son existence. C'est le soi qui craint l'enfer et aspire au paradis ; c'est encore lui qui craint la souffrance et adore les causes de la souffrance. Le soi part bêtement en guerre au nom de la paix. Il désire l'éveil mais déteste la voie qui y mène. Il veut travailler en socialiste et vivre en capitaliste. Quand il se sent seul, il aspire à l'amitié. Sa possessivité à l'égard de ceux qu'il aime prend la forme d'une passion susceptible de se muer en agressivité. Le soi a tôt fait de corrompre et de recruter ses ennemis supposés (les voies spirituelles conçues pour vaincre l'ego) afin de s'en faire des alliés. Sa maîtrise de la tromperie frise la perfection. Comme le ver à soie, le soi s'entoure d'un cocon ; à la différence du ver à soie, il ne sait pas en sortir."
Dzongsar Jamyang Khyentse : N'est pas bouddhiste qui veut. Nil éditions.

dimanche 15 août 2010

oh, un ami dans les tournesols me tend les bras !

"L'ignorance, c'est tout simplement ne pas connaître les faits, les connaître de manière erronée ou en avoir une connaissance incomplète. Toutes ces formes d'ignorance sont source de méprise, de mauvaise interprétation, de sur- et de sous-estimation. Supposons que vous cherchiez votre ami et que vous le voyiez au loin dans un pré. En vous approchant, vous découvrez que vous aviez pris à tort un épouvantail pour votre ami. Vous êtes forcément déçu. (...) Chaque fois que nous formulons une hypothèse, nous nous exposons comme une plaie ouverte. Les suppositions et les attentes qui dépendent de quelqu'un ou de quelque chose d'autre nous rendent vulnérables. À tout moment, l'une des innombrables contradictions possibles peut jaillir et saupoudrer de sel nos suppositions, nous faisant bondir et hurler."
Dzongsar Jamyang Khyentse : N'est pas bouddhiste qui veut. - Nil éditions, 2008.