J'ai mis dans mon sac à main ce matin ce petit livre acheté il y a quelques semaines, et resté caché sous une pile de papiers sur mon bureau. C'est le texte d'une conférence que Paul Valéry prononça en 1935. Il est de facture belle et délicate. Et je lis dès la deuxième page : "Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l'ennui." J'ai mon doudou pour la journée.
------------------------ un jour en haut, un jour en bas, le reste du temps au milieu -----------------------
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mercredi 22 juin 2011
petit mais costaud
J'ai mis dans mon sac à main ce matin ce petit livre acheté il y a quelques semaines, et resté caché sous une pile de papiers sur mon bureau. C'est le texte d'une conférence que Paul Valéry prononça en 1935. Il est de facture belle et délicate. Et je lis dès la deuxième page : "Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l'ennui." J'ai mon doudou pour la journée.
lundi 27 septembre 2010
mon gros doudou
Je me suis rendu compte ce matin en cheminant qu'il me fallait avoir toujours avec moi un livre. Il se blottit au fond de mon sac, je le sais m'accompagner, au cas où. Au cas où quoi ? Son histoire est en cours, qu'il infuse et diffuse à travers mon sac. Il est là pour moi, je suis là pour lui. Cela m'a évoqué les doudous des enfants. Celui qui me rassure en ce moment est un pavé à la couverture grise, plein de philosophie et de sagesse : mon gros doudou à moi. Photo Patrick Martinez
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