"… le domaine des petites choses fines, ignorées, fragiles, qui tendent à se manifester, mais qui sont intimidées par nos bons gros systèmes de références établis. Il ne faudra pas les effrayer en les regardant de face, mais plutôt faire l'endormi pour qu'elles osent venir et s'approcher. Alors nous serons à même de reconnaître la profusion des possibles et d'en saisir confusément la totalité." [François Roustang : Qu'est-ce que l'hypnose? Photographie Henry Peach Robinson]
------------------------ un jour en haut, un jour en bas, le reste du temps au milieu -----------------------
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dimanche 19 janvier 2014
dimanche 27 octobre 2013
parfois plume
J'avais commandé ce livre chez le libraire quand la nuit même précédent l'acquisition de l'ouvrage, je rêvai que je volais. J'effectuai également des sortes d'entrechats qui me propulsaient très haut, et je retombai lentement sur le sol, comme une plume.
Le livre commence ainsi : "On croit vivre ailleurs que dans ses rêves, mais faisons l'hypothèse inverse : nous ne les avons jamais quittés, nos rêves nous veillent."
jeudi 26 septembre 2013
vent, dit le chat
Le mien compagnon me raconte qu'il a rêvé que le chat de la maison, un peu ébouriffé, parvenait à prononcer le mot : vent.
Le chat lui disait : - "Vent".
A ce propos, un entretien avec Anne Dufourmantelle vient d'être publié sur le site de l'Inrees, au sujet de l'intelligence des rêves.
"Il faut prendre soin de ce qui, en nous, est capable de rêve. "
samedi 24 novembre 2012
avec mon pied
Quand j'ai vu ce garçonnet qui marchait d'une drôle de façon, j'ai repensé au nombre de fois où je marchai en essayant d'écrire le mot "p i a n o" avec mon pied droit.
Je croyais qu'à force de l'écrire d'une encre invisible sur le sol, j'allais finir par obtenir ce fichu instrument. Je persévérai longtemps et un jour, comme une bonne occasion se présentait, ma mère m'offrit un piano. Hélas, c'était un vieux bastringue, et je regrettai de ne pas avoir précisé avec mon pied "p i a n o a c c o r d é". On n'est jamais assez précis dans ses rêves. De toute façon, je ne crois pas avoir été assez motivée par l'étude musicale, et il me suffisait de me rêver en robe de mousseline blanche, égrenant quelques notes susceptibles de faire illusion. Quoi d'autre quand on a commencé par écrire ses rêves dans l'air ? (photo prise là)
lundi 19 mars 2012
comme un rêve
*« Si vous dites à un maître zen que tout est comme un rêve, il prendra son bâton et vous en donnera un grand coup sur la tête en disant : "Et ça, c'est un rêve ?" (...) A un certain niveau, tout est comme un rêve. A un autre, tout ce que nous faisons a une importance immense. »[Jack Kornfield : Bouddha mode d'emploi]
samedi 17 mars 2012
mardi 1 février 2011
adieu la part des anges

Les Douanes ont décidé de taxer la part des anges, cette évaporation naturelle du Cognac. Elles l'ont rebaptisée polluant. C'est leur façon de voir à elles en quelque sorte. J'espère qu'elles sauront se montrer d'une irréprochable exactitude et proposer un abattement les jours de pluie, quand un peu du-dit nectar redescend sur terre. Les anges, c'est bien connu, n'ont pas de poches pour y garder quelques sous. Je propose donc qu'une partie du denier du culte soit consacrée à payer un coup aux divins messagers.
Il paraît aussi que l'administration réfléchit à la manière de taxer les rêves. Gros marché en perspective, à moins qu'on en vienne de moins en moins à rêver, ce qui n'est pas impossible à une époque où la part des anges se méthanolmorphose en polluant.
Il paraît aussi que l'administration réfléchit à la manière de taxer les rêves. Gros marché en perspective, à moins qu'on en vienne de moins en moins à rêver, ce qui n'est pas impossible à une époque où la part des anges se méthanolmorphose en polluant.
dimanche 7 novembre 2010
autres feuilles d'automne
La Société des gens de lettres a décerné, parmi ses prix de l'automne, le Prix Thyde Monnier aux Coeurs fragiles. Thyde Monnier, de son vrai prénom Mathilde, est cette femme qui couche ici ses écrits dans son grand cahier. Elle fut écrivain, auteure entre autres de Nans le berger, féministe, et mourut en 1967. Mathilde, êtes-vous d'accord avec le jury ? Si vous voulez bien, je fais un petit saut pendant votre grand sommeil pour vous lire une des nouvelles du recueil intitulée : "Une nuit agitée"...lundi 6 septembre 2010
petite fraîcheur sur les épaules
"Oui, je le sais, nous ne sommes que de vaines formes de la matière — mais bien sublimes pour avoir inventé Dieu et notre âme. Si sublime, mon ami ! que je veux me donner le spectacle de la matière ayant conscience d'elle, et cependant s'élançant forcenément dans le Rêve qu'elle sait n'être pas, chantant l'Âme et toutes les divines impressions pareilles qui se sont amassées en nous depuis les premiers âges, et proclamant, devant le Rien qui est la vérité, ces glorieux mensonges !". Stéphane Mallarmé, Correspondance, 28 avril 1866.
samedi 6 février 2010
un odieux larcin révélé
Bonjour Société Nationale des Chemins de fer Français. Il faut que je vous avoue un truc terrible. Un jour de ma folle jeunesse j’ai dérobé une plaque de train, un rectangle en carton placé sur le flanc d’une des bêtes de votre grand troupeau. Ce genre de chose d’avant l’ère numérique fournissait au voyageur l’indication du parcours qui l’attendait, en l’occurrence de Calais à Rome ou de Rome à Calais : vous imaginez le long chemin peuplé de paysages, de stations, de roulis roulas, d’œillades au passager en vis à vis ? Je reconnais que ce n’est pas très civique de voler un bien commun. Mais à l’époque, je croyais dur comme fer qu ’il y avait un budget "part de rêve" dédié à cette économie florissante dans quelque vague administration.
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