
J'avais beau regarder mes mains vides,
je les sentais pleines. J'ai plongé mon regard dans mes paumes, j'ai suivi le bleu tracé lointain des vaisseaux, suis remontée à la surface, à fleur de peau.... là : l'air... doux et palpitant !
------------------------ un jour en haut, un jour en bas, le reste du temps au milieu -----------------------
L’air sans vent, l’air ni chaud ni froid, juste cet autour de nous qui moule notre forme changeante dans une matière instable avec tant de douceur, et nous fait à peine nous sentir, nous tenir entier, juste un effleurement constant, cet air qui n’est pas le vide et contre lequel on pourrait, pour peu qu’on y pensât, amoureusement poser sa joue.