… Clothilde, maille à l'envers dans le tricot d'un bonnet réalisé par Solange Mathurin : "J'ai toujours rêvé d'être une maille à l'endroit. Mais on ne choisit pas l'endroit où l'on naît. Ma vie est une suite de revers. Je vois rarement la lumière, parfois je me retrouve plaquée contre des cheveux. Le reste du temps, je reste cloîtrée au fond d'un tiroir. Ce qui me sauve ? La solidarité. Mes camarades et moi sommes très liées. Et même avec les mailles à l'endroit, même si on ne se voit jamais, on sait qu'on est là les unes pour les autres, ça compte." [photo de là]
------------------------ un jour en haut, un jour en bas, le reste du temps au milieu -----------------------
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dimanche 22 décembre 2013
mercredi 25 septembre 2013
un point sur la situation
Tricoter est fascinant. Imaginez : vous avez d'un côté deux longues baguettes, de l'autre un long fil de laine. Et puis, maille après maille un pull apparaît, ou un bonnet, ou une écharpe, ou de petits chaussons, ou encore une souple couverture pour les froides soirées d'hiver. Toutes ces choses apparaissent très doucement, parce ce que vous entrelacez le fil avec du vide. En ce cas, comprenez bien, ce n'est plus un bonnet que vous portez sur votre tête, mais un chapeau magique.
dimanche 22 mai 2011
ambiance actuelle de mon travail d'écriture
c'est plus calme que la semaine dernière... patience, patience....toujours chanceuse, j'ai même de l'aide ! et un mari épatant.
samedi 15 janvier 2011
mon écharpe verte au chat
Tricoter une écharpe était un projet d’avant le chat. Frotter deux aiguilles l’une contre l’autre, c’est allumer le feu, enclencher une folie électrique, donner le signal de l’attaque. La pelote : objet de toutes les convoitises, on la dirait faite pour être dépelotée. Et le fil de laine qui maille l'ouvrage, je sais qu’il se trémousse exprès pour se faire mordiller. Il y a, c'est certain, une très grande complicité entre ces deux-là, dont je me sens exclue à rester dans mon objectif très sérieux de finir cette écharpe avant la fin de l’hiver. [en photo : Soja Bichette-Lolotte]
samedi 4 décembre 2010
bergère de france
Emportée par mon élan, celui du Grand Nord, j'ai tricoté cette couverture blanche pour les prés alentour. Les moutons sont dessous, ils dorment tard. J'adore quand leurs têtes émergent soudain : de grands yeux tendres qui me demandent ce qu'il y a au petit déjeuner. [Photo Dominique Hérody]
vendredi 3 décembre 2010
une maille après l'autre, tranquillement
Larry m'a mis son tricot entre les mains. C'est Emily au départ qui lui a lancé ce défi : me faire une écharpe pour Noël. J'avais oublié ce genre d'ouvrage, me contentant depuis longtemps de vêtements et accessoires (comme on dit) manufacturés (on devrait plutôt dire "mécanofacturés"). Or, je m'aperçois que j'éprouve une vraie joie à tricoter. Cela demande une douce et chaleureuse attention, maille après maille, et à se tenir entre la tension (des mailles trop serrées feront une écharpe dure) et le relâchement (des mailles trop lâches feront une écharpe molle). Le geste est d'une merveilleuse simplicité, l'écharpe se forme instant après instant de l'entrelacement du vide et de la laine. Parfois, je pense au mouton. Pourvu qu'il n'ait pas froid, quelque part dans un champ.
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