Je ne sais pourquoi la vue de la couverture de ce livre, exposée en majesté sur une étagère de ma bibliothèque, suffit à me mettre en joie. Pas une petite joie de surface, pas un amusement passager, non, une vraie joie profonde. Peut-être vient-elle des profondeurs de l'enfance, du temps où je fréquentais de vrais animaux en chaussettes ?
------------------------ un jour en haut, un jour en bas, le reste du temps au milieu -----------------------
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samedi 2 avril 2016
samedi 12 mars 2011
la mer et la chaussette usée
"Il ne s'agit que de ce que l'on a sous les yeux : la mer sur les récifs, le soleil sur la mer, le soir qui tombe, l'aube qui s'élève : toutes choses qui ne sont que ce qu'elles sont et suffisamment désignées par la langue commune. L'homme croit les voir, ne les voit pas, car il est devant elles comme devant le bien connu, l'archi-connu, sans étonnement, sans émerveillement." [Marcel Conche : Présence de la nature].D'accord Marcel, mais il me semble que ça marche aussi avec une chaussette, même usée. Tout est trop connu, tout est pourtant merveille, douloureusement merveille. Les grandes symphonies de la nature, formidables ; et les petites mélodies du quotidien, émouvantes.
jeudi 24 février 2011
mais enfin que ça manque de bancs !
Quand je serai maire... il y aura beaucoup de bancs, sur les places, dans les squares, devant les pâtés de maison (j'adore prendre en bouche cette expression : pâté de maison). Le désespoir est assis sur un banc, a écrit Prévert. C'est là qu'il faut le piéger le désespoir, sinon il se balade partout, se pose sur les épaules de n'importe qui, vous et moi, sans crier gare. Quand il trouve un banc, il se détend un peu le désespoir, il se laisse tripoter par les uns et les autres, il finit par faire risette, enlève ses chaussettes, et s'évapore au soleil.

samedi 28 novembre 2009
présence d'un cheval et/ou d'une chaussette
Ce n'est pas là la couverture miraculeuse du livre dont je parlais dans le billet précédent. J'ai choisi une photo à l'intérieur de l'ouvrage retrouvé dans ma bibliothèque, ouvrage qui s'intitule Animaux en chaussettes (épuisé dans le commerce). En effet, il faut s'habituer progressivement à ne plus avoir tout le poids du monde sur les épaules, c'est comme pour la plongée : remontée par paliers. Il est vital de continuer de rêver, qu'il existe par exemple une image qui, à elle seule, opère un miracle. Ce miracle marche pour moi, il doit rester un peu secret. C'est pourquoi j'opte pour cette solution : j'enverrai une copie couleur de cette couverture par courrier postal sous plis discret à toute personne qui m'en fera la demande par courriel. En attendant, n'oubliez pas de répondre au sondage en cours jusqu'au 2 décembre, c'est un exercice à faire, j'indiquerai ultérieurement de quoi.
mercredi 25 novembre 2009
couverture absente des animaux en chaussettes
Je ne retrouve plus ce livre dans ma bibliothèque qui explique comme fabriquer des animaux avec des chaussettes en fin de vie. La couverture est formidable : ce sont deux chaussettes transformées, si ma mémoire est bonne, en cheval et en vache, ou un truc du genre. À la vue de cette couverture, je ne sais pas pourquoi, tout le poids du monde s'évanouit. Peut-être que ça me rassure de voir que les hommes sont aussi capables d'inventer des choses comme ça, et d'en faire un livre, que d'autres gens vont acheter. Moralité : il suffit parfois de peu de choses pour transformer un cafard en vieille chaussette. Je suis sûre que vous brûlez d'envie maintenant de voir cette couverture de livre... Je vais chercher.
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