Depuis ce premier jour de l'année 2014, Chouchou mon hyppocampe passe en boucle Si vous passez par là des 3 Mustaphas 3. Je ne sais pas ce qu'il a fait pendant la nuit du réveillon. Quelqu'un l'a-t-il aperçu ?
------------------------ un jour en haut, un jour en bas, le reste du temps au milieu -----------------------
mercredi 1 janvier 2014
dimanche 29 décembre 2013
le motif dans le tissu
“Si l'hypnose bénéficie de nos jours d'un regain d'intérêt, elle le doit peut-être à un épuisement de l'individualisme occidental. Nous avons tout fait pour nous distinguer, pour nous mettre à part, pour cultiver nos différences. Mais nous sommes fatigués du souci de soi. Le tissu où nous voulions rendre visibles nos propres nuances est maintenant déchiré, l'autonomie est devenue une absence de liens. Force est donc de retrouver, à partir de l'individualité solitaire, le fond continu sur lequel nous l'avons découpée” [François Roustang : Qu'est-ce que l'hypnose ? Minuit, 1994. Source photo]
dimanche 22 décembre 2013
la parole à...
… Clothilde, maille à l'envers dans le tricot d'un bonnet réalisé par Solange Mathurin : "J'ai toujours rêvé d'être une maille à l'endroit. Mais on ne choisit pas l'endroit où l'on naît. Ma vie est une suite de revers. Je vois rarement la lumière, parfois je me retrouve plaquée contre des cheveux. Le reste du temps, je reste cloîtrée au fond d'un tiroir. Ce qui me sauve ? La solidarité. Mes camarades et moi sommes très liées. Et même avec les mailles à l'endroit, même si on ne se voit jamais, on sait qu'on est là les unes pour les autres, ça compte." [photo de là]
samedi 7 décembre 2013
mardi 3 décembre 2013
jeudi 21 novembre 2013
soir d'automne
en remontant le boulevard ce soir sous la pluie
et le fleuve de la nuit
et le fleuve de la nuit
dans le tamis des yeux les pépites d'or
samedi 16 novembre 2013
tenir son intérieur
L'expression tenir son intérieur semble avoir disparu des usages, et pourtant j'y pense très souvent. Je l'aime bien. Elle évoque avec exactitude cette fuite permanente de l'intérieur de la maisonnée. Fuite vers où ? Mystère. L'animal intérieur peut vite redevenir sauvage. On ne peut que constater la débâcle, l'abandon du terrain à la saleté, à la poussière, aux moisissures, aux tâches, cette installation d'un désordre qui fait que l'on se cogne aux choses, quand elles ne se jettent pas sous vos pieds ; constater l'ensevelissement, la disparition, la perte.
Il ne faut pas néanmoins tenir son intérieur trop fermement, sinon il vous exclut, vous ne pouvez plus vous y mouler et, comme la corde d'un instrument de musique, il ne vibre plus avec justesse sous l'archet de votre présence.
Il ne faut pas néanmoins tenir son intérieur trop fermement, sinon il vous exclut, vous ne pouvez plus vous y mouler et, comme la corde d'un instrument de musique, il ne vibre plus avec justesse sous l'archet de votre présence.
samedi 2 novembre 2013
ça ne sert à rien de courir
Aux deux petites filles qui couraient devant lui en escaladant les bornes de pierre du trottoir, le monsieur-papa lança un autoritaire ça ne sert à rien de courir ! Oui, bien sûr, mais ça, elles le savent très bien les petites filles, ou plutôt ce n'est pas un souci, elles ont juste envie de courir, pour courir, parce qu'avoir deux jambes qui courent sur la terre, c'est vraiment un cadeau, un truc qui ne s'invente pas, qui ne coûte rien, qui ne pollue pas, alors monsieur-papa, vous avez à ce point oublié ?
dimanche 27 octobre 2013
parfois plume
J'avais commandé ce livre chez le libraire quand la nuit même précédent l'acquisition de l'ouvrage, je rêvai que je volais. J'effectuai également des sortes d'entrechats qui me propulsaient très haut, et je retombai lentement sur le sol, comme une plume.
Le livre commence ainsi : "On croit vivre ailleurs que dans ses rêves, mais faisons l'hypothèse inverse : nous ne les avons jamais quittés, nos rêves nous veillent."
mercredi 23 octobre 2013
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