lundi 22 octobre 2012

La parole à...


...Lucie, page deux-cent-quatre-vingt-six de La nuit privée d'étoiles de Thomas Merton:

« Quelle ne fut pas ma surprise, dimanche dernier, de voir la lumière du jour ! Ce fut d'abord comme une aube pâle qui perçait les pages me précédant... puis la lumière a grandi à en devenir éblouissante, et j'ai senti soudain qu'on me soulevait, ah quelle grâce me fut donnée ! Durant quelques minutes je pus contempler le monde, une figure m'apparut : elle me regardait avec attention et bienveillance. Je sentis respirer chaque lettre en moi, palpiter chaque mot sur ma peau... puis tout se voila, je glissai progressivement dans l'ombre, je sus que mon temps était révolu, j'allais demeurer — un bon moment ou pour l'éternité —à nouveau immobile dans l'obscurité »

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