jeudi 4 février 2010

marabout et ses grosses ficelles

C'est un petit guide pratique paru en 1959, avec une couverture épatante. Monsieur se planque derrière madame, il est bien clair que c'est elle qui sera en première ligne lorsque Nous recevons. C'est impressionnant tout ce que madame doit faire pour que vous passiez une soirée simple et décontractée. Et surtout : le fin du fin pour une maîtresse de maison est de rester en-deça de la plus terne de ses invitées. Monsieur, lui, ne voit pas de limites posées à son lustre ni son esprit. Dans la même collection : Les avions européens, Mon scooter, Je me maquille, Le mariage réussi, Faire son chemin dans la vie, Les fusées, Nous étions timides, Je choisis mes tapis... authentiques titres pour permettre à chacun d'accéder à un véritable art de vivre.

4 commentaires:

  1. Lamentable.
    Je ne mets qu'un point, car l'exclamation est inutile, et même ingénue... D'ailleurs, posons-nous la question du rôle des "femmes de" ministres, préfets, sénateurs, ambassadeurs et autres présidents de la république. Posons-nous cette question bien après les années 60, voire de nos jours ! Bien-sûr, madame délègue ; il n'est pas question de mettre la main aux fourneaux, statut de "femme de" oblige ! Mais, pendant que Monsieur "devise" et "planifie", un cigare au bec, Madame n'a-telle pas toujours et toujours et encore eu pour mission sérieuse de veiller à ce que la réception soit parfaite et les oeuvres caritatives bien ordonnées ?
    Jamais bien-sûr nous ne verrons Madame un cigare au bec, et Monsieur veillant à ce que personne ne manque de rien... Soyons sérieux, un peu, diantre, ma soeur !!!

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  2. Je me rappelle un livre qui m'avait beaucoup appris, lu hélas trop tard : "La Femme Boniche et La Femme Potiche" chez Maspero. Le mal était déjà fait : je n'avais rien compris à ce que ma "belle-mère" (nous n'étions pas mariés) attendait de moi.
    Un exemple demeuré dans mon souvenir : Malgré ses bijoux et ses fourrures, son art de recevoir,qui faisaient d'elle un faire-valoir pour son mari, La Femme Potiche n'avait aucun pouvoir de décision; tandis que La Femme Boniche, corvéable à merci, infatigable, mais respectée, pouvait empocher la paie de son mari et ne lui donner que quelque argent pour le bistro, puisqu'il n'y avait qu'elle pour savoir comment nourrir, habiller, faire vivre, avec bien peu, toute une famille. C'est cette femme que je n'avais pas appris à être. Je ne voyais pas du tout ce qu'on me voulait, et pourquoi il fallait que je contrôle mon "mari", l'oblige à accepter un travail qui lui déplaisait, pourquoi il fallait que ce soit moi gère son avenir, le pousse à ceci ou cela, que je me prive de livres et raccommode les chaussettes, les pantalons, et même les vieux torchons... L

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  3. Suis allée sur Google : Le titre était : "La Femme Potiche et la Femme Boniche."
    Et le pire, pour moi, est de n'avoir développé les capacités ni de l'une ni de l'autre. ("Mon père et ma mère, que je vous veux du mal").
    Esope : "Une plante peut parfois mieux pousser au bord d'une route que dans une serre dont je jardinier est un fou". L

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  4. pas si anonyme que ça12 février 2010 à 14:15

    Eh bien ?! N'es-tu pas cette superbe plante sauvage et indomptable qui a poussé au bord du chemin ? Dans ce cas, tu devrais dire : "mon père et ma mère, que je vous bénis". Car, potiche ou boniche, aucun des deux sorts n'est à envier. Femmes de tous les continents, libérez-vous ! Et assumez enfin vos incompétences en matière ménagère, à l'instar de ces messieurs que rarement la honte effleure !

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